ANCIENNES    PARUTIONS

 

 

CAS PARAMORD. OBSESSION ET CONTRAINTE PSYCHIQUE, AUJOURD'HUI

 

Le Cas Paramord s’essaie à un projet inhabituel dans la littérature psychanalytique : livrer le récit d’une cure entière. Or une telle entreprise, déontologiquement délicate, ne se justifie qu’à la lumière d’enjeux graves et généraux. Ce problème fondamental, c’est ici la vieille question de la « contrainte psychique ». Car, selon Pierre-Henri Castel, même si l’enveloppe formelle des symptômes de la névrose obsessionnelle freudienne subsiste, beaucoup parmi nous vivent autrement cette contrainte. Le contexte anthropologique, philosophique et moral de cette mutation est patiemment déplié, enrichissant de façon tout à fait inédite l’analyse clinique.

Mais loin de se réduire à l’illustration d’un point de doctrine, le récit d’une psychanalyse met toujours sur la table ce qu’on juge être la psychanalyse. Aussi l’auteur tente-t-il, en postface, de donner forme conceptuelle à certains mouvements inconscients dans lesquels il s’était trouvé emporté avec son patient. Rêves, affects, étrangetés du langage en ressortent éclairés d’un nouveau jour.

 

Fortement marqué par Lacan et Bion, lecteur critique de Bollas, Ogden et Ferro, Pierre-Henri Castel présente alors la psychanalyse qu’il appelle de ses vœux, ce qui donne à cet ouvrage valeur de manifeste.

Index des noms propres

 

Note de l'éditrice : Ce texte, publié par l'auteur à la suite d'un autre de ses ouvrages, La Fin des Coupables (Ithaque, 2012) est repris maintenant dans la collection Psychanalyse, suivi d'une importante postface : Une hirondelle ne fait pas le printemps…, qui éclaire le matériel clinique à la lumière des études psychanalytiques contemporaines.

 

Pierre-Henri Castel est directeur de recherches au CNRS (Paris Sciences et Lettres, Institut Marcel Mauss, EHESS – Laboratoire interdisciplinaire d'études sur les réflexivités, LIER). Ses travaux portent sur l’histoire et l’épistémologie de la médecine mentale, la philosophie de l’esprit et l’anthropologie sociale. Membre de l'Association Lacanienne Internationale (ALI), il exerce la psychanalyse à Paris. Également éditeur, il dirige la Collection « Philosophie, anthropologie, psychologie » aux Éditions d'Ithaque.

 

DE LA LYCANTHROPIE

 

« Lecteur, cet essai n'aurait pas vu le jour si elle ne s'était pas présentée dans mon bureau de psychiatre de l'hôpital Sainte-Anne. Elle, une femme panthère venue trouver asile chez les hommes au sortir de plusieurs jours d'errance diurne et nocturne dans les rues de Paris. Haletante, animale encore dans son apparence, son regard et sa voix, sur les traits de son visage, elle retrouvait forme humaine au fur et à mesure qu'elle me racontait son histoire incroyable. » C'est en tant que psychiatre et clinicien que Jean-Michel Gentizon a enquêté sur le mal méconnu qu'est la lycanthropie.

 

Éditions L'âge de l'Homme

Prix : 20€

 

 

Un furieux désir de sacrifice. Le surmusulman

 

Comment penser le désir sacrificiel qui s’est emparé de tant de jeunes au nom de l’islam ?

Cet essai propose une interprétation dont le centre de gravité est ce que j’appelle le surmusulman. Qu’il revête l’aspect d’une tendance ou qu’il  s’incarne, il s’agit d’une figure produite par près d’un siècle d’islamisme. Je l’ai observé dans ses discours et dans ses prescriptions mais aussi à partir de mon expérience clinique....

 

Auteur : Fethi Benslama

Edition du Seuil

Paru le 12-05-2016

15€

 

 

 

L'INCONSCIENT, C'EST LE SOCIAL. DÉSIR ET JOUISSANCE CHEZ NOS CONTEMPORAINS

 

En s’appuyant sur l’aphorisme de Lacan : « L’insconscient, c’est le social », l’auteur explore les difficultés et le dérives de la jouissance dans nos sociétés démocratiques et libérales, égalitaires et individualistes, sexuellement désinhibées mais apathiques, et interroge la place de la psychanalyse.

 

L’auteur mène une petite enquête sur le mal-être de la « seconde modernité », une époque qui tient la jouissance comme drapeau et l’excès comme modèle, non pas pour la stigmatiser mais pour signaler que le gouvernail social est pointé vers une direction : jouir à tout prix, insoutenable pour l’économie psychique. Le psychanalyste ne peut qu’être engagé tant dans le déchiffrage de la contemporanéité que dans le soutien du désir de ses patients. Tâche délicate, qui doit tenir compte de la jouissance du corps, de ses demandes pulsionnelles sans pour autant annuler la subjectivité.

 

Avec la participation de Margherita ANGELICCHIO, Annie CANDIA, Adelina CECCARELLI, Francesca COMANDINI, Dominique ERRANTE, Daniel FELTIN, Joseph GIOGA, Sylvie LANFRAY

 

Traduit par Maryvonne FEBVIN 

Marisa Fiumanò est psychanalyste à Milan, membre de l’Association lacanienne internationale (ALI).

 

Editions Érès

Prix : 20 €

Retour sur parutions

Haut de page