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ASSOCIATION  LACANIENNE  INTERNATIONALE

 ALI  Aix-Salon de Provence
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à découvrir, lire, travailler ......

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Quelle est l’importance du langage et de la parole dans la vie de l’homme ? Cette interrogation n’est pas seulement celle de la psychanalyse mais bien celle vitale de l’être humain qui ne saurait se développer en dehors de ce champ de parole. L’expérimentation du roi Frédéric II de Hohenstaufen l’atteste : aucun nourrisson n’a survécu à la privation de parole.

La question se pose à nouveau frais aujourd’hui où le déficit de la fonction de la parole est notable, dans la culture numérique, les neurosciences ou l’intelligence artificielle.

L’auteur propose une lecture ouverte de ce que Freud, puis Lacan et d’autres (notamment ses patients) nous apprennent de la condition humaine. Il part à la rencontre, non de l’homme psychologique, de l’homme philosophique ou de la religion, mais de l’homme du défaut et du manque, celui qui anthropologiquement se définit avec Lacan comme un « parlêtre », un être de parole qui échoue et produit des symptômes.

 

JOURNAL FRANÇAIS DE PSYCHIATRIE - NUMÉRO 47

GOLDER Eva-Marie

 

Date publication : 28/08/2019

        

Dans ce deuxième numéro que le JFP consacré à la clinique infantile (voir n° 46 : Heurs et malheurs de la clinique infantile), les auteurs approfondissent les approches cliniques et thérapeutiques en mettant en lumière des questions fondamentales. Si certaines difficultés sont en lien direct avec des phénomènes sociétaux sur lesquels nous n’avons pas, ou si peu, de prise, des ouvertures se font grâce à l’inventivité des différents praticiens, qu’ils soient enseignants, psychanalystes, médecins. Leurs témoignages montrent qu’en faisant confiance à la dynamique du désir de l’enfant, en prenant en compte sa parole, ils donnent à l’enfant lui-même les possibilités de montrer le chemin, à condition que l’adulte ne se dérobe pas à ce que l’accompagnement d’un sujet en construction implique de son propre désir.

Eva-Marie Golder est psychanalyste, docteur en psychologie. Élève de Françoise Dolto, elle exerce en cabinet libéral à Paris et a une pratique institutionnelle en cmpp. Elle a enseigné une quinzaine d’années à l’université de Strasbourg.

 

Psychologie de l'immigration

 

Par HAMAD Nazir, MELMAN Charles

 

L'immigration est une opération d'adoption à l'envers. On ne va pas à l'étranger à la recherche d'un enfant à adopter, c'est l'étranger qui vient chez nous pour se faire adopter par le pays.

Mais pour qu'il y ait adoption. Il faut qu'elle soit double : les parents adoptent l'enfant et l'enfant les adopte au même titre. Pareillement, la France adopte, mais il faut que l'immigré l'adopte au même titre.

Cette adoption mutuelle ne laisse pas les protagonistes à la même place. Quelque chose bouge et change pour tous. Ce changement implique un gain et une perte. Il s'agit d'un tout où l'on n'a pas le droit de choisir.

 

LA REVUE LACANIENNE N°20 - DU REFUS DE SAVOIR

COLLECTIF

 

Dès les années 1956, Jacques Lacan rapprochait l’opposition méconnaissance-savoir de la problématique platonicienne episteme-doxa, organisation d’un savoir valorisé, et sa forme dite dégradée ; il y reconnaîtra la structure du sujet dans le champ du politique.

 

Les modalités du refus de savoir recouvraient alors plus ou moins parfaitement les mécanismes de défense qui constituent l’essentiel de la clinique quotidienne du psychanalyste : mensonge, refoulement, déni, récusation, forclusion, passion de l’ignorance… Ces mécanismes se retrouvent encore dans l’espace social, tant au niveau individuel que collectif et doivent être interrogés au regard des derniers développements de la recherche de Jacques Lacan.

 

 

La condition du parlêtre

par Jean-Paul Hiltenbrand

 

 

Pourquoi la psychanalyse, aujourd'hui ?

COLLECTIF

La collection des Cahiers de l’ALI, qui trouve ici une nouvelle forme éditoriale, retrace les thèmes et les contenus des Journées de travail de l’Association lacanienne internationale, à Paris, dans les différentes villes et régions, et dans les divers pays dans lesquels ces journées ont eu lieu.

Ces Cahiers permettent ainsi à la fois de lire les Actes des journées, d’appréhender une cartographie des écoles de travail de la psychanalyse, et de se rappeler les différents faits marquants au long de l’histoire de l’association.  Travail, association et écoles sont des signifiants qui portent et importent.

Journées de Lille des 22 et 23 novembre 2016

 

Notre modernité produit de nouveaux environnements signifiants - nouvelles familles, culte de la performance, instantanéité des échanges, etc. - qui prédisposent à un monde sans limites, dans lequel une nouvelle économie psychique privilégie le déni ou refoulement, l'anesthésie à l'introspection.

Pour autant, qui d'autre que l'analyse peut entendre la vérité du sujet en deçà des difficultés auxquelles il est confronté.

 

 

Prix : 20 €

 

 

 

 

Lacan élève effronté et impitoyable de Freud

 

Charles Melman

Préface de Christiane Lacôte-Destribats

 

À la suite de Lacan tout contre Freud (Érès, 2017), ce volume représente la deuxième partie du séminaire qu'a tenu Charles Melman durant les quatre années, sous le titre Lecture raisonnée et critique des œuvres de Freud et de Lacan. À partir des textes de Freud ou de Lacan (et de tant d'autres) qu'il cite, il analyse les événements du monde contemporain et surtout il interroge ces signifiants qu'on utilise abusivement en en ignorant le sel et qui semblent si évidents. Charles Melman ne manie pas les concepts, c'est le Réel, au sens lacanien, qui le guide, c'est-à-dire ce qui lui vient du divan.

 

« Qu’y a-t-il de vif, de libre, d’intransigeant dans la transmission de la psychanalyse ? Voici, de la part de Charles Melman, une suite de séminaires qui s’empare sans ambages de cette question. Face au déclinisme pompeux qui met du pathétique à la

place de la recherche, ces paroles d’enseignement ont presque un caractère allègre et ne jouent pas la profondeur facile d’un choix de thèmes étiquetés importants et graves. La gravité est perceptible après coup, au détour d’un éclair de pertinence clinique, un peu comme dans la psychopathologie de la vie quotidienne de Freud. Le comique abyssal de l’inconscient éclaire d’un jour nouveau et exact nos symptômes les plus désespérants, et propose ici, à la place de la commémoration névrotique, un lieu possible d’invention. » Christiane Lacôte-Destribats

 

Parution : 16 août 2018

EAN : 9782749260679

11x18, 584 pages

érès poche - psychanalyse

 

Le bonheur des enfants sur ordonnance ?

Le recours aux médicaments du psychisme

 

Sous la direction de  BERGÈS BOUNES Marika et FORGET Jean-Marie,

avec  CALMETTES Sandrine, FERRON Catherine, REY Christian

 

Avec la participation de Jean-Louis CHASSAING, Anne ENOT, Lola FORGEOT, Stéphane FOURRIER, Jamila HAMDANI, Patrick LANDMAN, Évelyne LENOBLE, Constance PRIEUR, Louis SCIARA,

Corinne TYSZLER, Pablo VOTADORO

Peut-on grâce aux médicaments éviter aux enfants les embarras psychiques liés à leur développement et aux accidents de la vie ? Risque-t-on, en gommant artificiellement les difficultés, de court-circuiter le travail intérieur nécessaire à chacun pour frayer son propre parcours face aux exigences de la vie, organique, psychique et sociale ?

 

Les médicaments psychotropes sont des substances chimiques susceptibles de modifier l’activité mentale. S’ils peuvent avoir des effets bénéfiques indiscutables et reconnus chez les adultes, les prescrire à des enfants divise les praticiens quant aux objectifs recherchés dans des situations cliniques différentes : difficultés scolaires, troubles du comportement, dépressions, troubles du sommeil, difficultés de l’attention, agitation, etc.

 

Souhaitons-nous traiter la chimie du cerveau pour une efficacité symptomatique immédiate ? Ou choisissons-nous, dans un projet plus durable, d’aider un enfant à cheminer par la parole à partir de sa souffrance ? Ou les deux simultanément ?

 

ur ce sujet sensible, aux multiples enjeux, les cliniciens ont besoin de repères précis et rigoureux pour ajuster au mieux leur position thérapeutique et évaluer le « sur mesure » le plus pertinent pour chaque enfant ou adolescent. C’est ce que propose cet ouvrage, à partir de l’expérience de praticiens de la clinique singulière ou institutionnelle et des prescripteurs de traitements appropriés.

 

Sommaire  >

NOTE de LECTURE

à propos du livre de Jean-Paul Hiltenbrand.

MELMAN Charles

 

Notre ami Jean-Paul Hiltenbrand, penché sur notre Association depuis qu’elle était au berceau, vient de publier dans la collection Humus dirigée par Jean-Pierre Lebrun chez Érès La condition du parlêtre.

 

La première que ce livre heureusement souligne est sa tendance à être oubliée effectivement, et comme chez de nombreux élèves de Lacan, à écarter la préséance et l’originalité de la leçon que celui-ci tire de Freud. Il est vrai que la première conséquence de cette leçon est d’alléger singulièrement la vanité des propos tenus tout en prenant au sérieux les effets de leur bouffonnerie.

 

On sait que Lacan n’hésitait pas à en revêtir l’habit et en faire sonner les grelots, quitte à passer pour un comique. Mais ce qui ne l’est pas est l’écriture des algorithmes, du graphe, des nœuds, des tresses susceptibles de rendre compte de cette malheureuse condition, puisque c’est à sa trituration par le langage que notre espèce doit sa con-diction, le culte du symptôme.

 

Jean-Paul Hiltenbrand a pris ainsi depuis toujours le parti du sérieux des effets pour étudier et développer l’enseignement de Freud, vérifié dans l’original, et de Lacan, vérifié dans nos transcriptions.

La psychanalyse lui doit le développement d’un groupe assez puissant pour agir sur la vie culturelle de la région. L’ouvrage qui vient de paraître nous embarque pas moins.

 

Charles Melman

6 septembre 2019

 

 

Vive Grenoble

Nous assistons aujourd’hui à une inversion de ces valeurs : alors que les connaissances se développent sans fin, la question du savoir ne semble plus requise, voire même refusée pour déterminer notre rapport à la vérité. C’est peut-être à partir d’une telle constatation que Jacques Lacan propose en 1975 « un savoir-y-faire » avec le symptôme comme une des issues possibles de la cure, pointant ainsi une des limites de l’efficace du savoir et de la vérité dans la résolution du symptôme.

 

L’avènement de la méconnaissance comme norme sonne le glas de l’opposition jusque-là en vigueur, celle du vrai et du faux, qui gouvernait la validité des postulats bornant l’espace des semblants. Se creuse alors l’écart entre Réel du sujet et Réel de la science !

 

Le terme de refus de savoir engage une topologie complexe. Avons-nous affaire à l’irruption de nouvelles modalités du refus de savoir ? Ces modalités entraînent-t-elles dans la constitution de l’être parlant des modifications de notre clinique et de nos pratiques ?

 

Prix : 26 €

Éditions Érès

Parution : 3 octobre 2019

 

Passage à l’acte   et  Acting out

par Marcel Czermak

 « Un enseignement analytique n'est assurément pas fait pour se limiter au domaine thérapeutique, mais pour arriver à prendre dans une même perspective problèmes cliniques, institutionnels et sociaux », affirme Marcel Czermak au fil de ce séminaire.

Des conflits les plus ordinaires aux graves problèmes médico-légaux, la question de l’acte constitue une des questions cliniques les plus difficiles, les plus délicates, les plus énigmatiques que les praticiens ont à affronter. 

Entre ce que la doctrine a nommé « acting out «  et «  passage à l'acte », il existe un flou tant dans leur approche et que dans leur aspect. Pourtant, les différences entre ces termes établis comme des repères ont des incidences thérapeutiques, juridiques et sociales considérables.

Ce séminaire inédit de Marcel Czermak contribue à une clarification nécessaire en proposant un certain nombre d’apports aux thèses de Jacques Lacan sur cette question. Son objectif est d’aider les médecins, les juristes, les psychanalystes à avoir un coup d’œil plus éclairé devant ce qu’on appelle un acte, que ce soit au quotidien ou dans les conjonctures les plus graves de la vie sociale.

 

 

LA PSYCHANALYSE REFOULE-T-ELLE LE POLITIQUE ?

Roland Chemama

Roland Chemama ouvre une perspective originale sur la dimension politique de l’inconscient, en grande partie refoulée par la psychanalyse jusqu’à nos jours. Cet ouvrage tente de rendre compte de façon précise des articulations entre la politique comme régulation collective des rapports sociaux, et la démarche psychanalytique, qui concerne d’abord le sujet individuel, mais qui rencontre vite le problème des déterminations sociales de la subjectivité. Il engage un dialogue avec quelques sociologues, philosophes ou théoriciens de la politique, mais surtout il relit de façon critique quelques-unes des questions les plus essentielles posées par les psychanalystes eux-mêmes.

 

Les psychanalystes relèvent, depuis surtout deux ou trois décennies, que les mutations des discours sociaux ne sont pas sans effet sur la subjectivité individuelle. Ils ont plus de mal à penser, malgré quelques indications de Lacan, que « l’inconscient c’est la politique ». L’inconscient, affirme-t-on généralement, c’est la présence en nous de l’infantile et du sexuel. Mais une telle définition ne nous ferait-elle pas manquer quelque chose ? Ne témoigne-t-elle pas d’une conception réductrice de l’objet de la psychanalyse, une conception qui interdit de voir, par exemple, la place centrale qu’a la question du pouvoir dans l’inconscient ? Pire, ne repose-t-elle pas sur un véritable refoulement?

Ce livre entreprend de lever ce refoulement. Loin de tout simplisme qui inciterait l’analyste à « prendre parti », l’auteur aborde de très nombreuses questions – du sujet à l’objet, du désir au fantasme, du plaisir à la jouissance – que la psychanalyse contemporaine pourrait avoir à élaborer autrement.

 

 

Sommaire

 

Mais qu’est-ce que c’est donc un noir ?

Et d’abord un noir c’est de quelle couleur ?

Jeanne Wilford

« Un fil à guidé cet ouvrage : préciser les conditions symboliques nécessaires au refoulement de la jouissance qui conditionne pour les êtres qui parlent l’émergence de désir. »

« Il m’a été imposé par des questions venues de ma pratique de la psychanalyse avec des femmes et des hommes dont les histoires singulières se sont trouvées inscrites dans l’histoire qui a fondé et structuré les sociétés de la Guadeloupe et de la Martinique. »

 

« Dans ces colonies géographiquement séparées de leur métropole, a été inaugurée et institutionnalisée une perversion coloniale de la structure symbolique du langage. »

 

Edition des crépuscules

 

LE  REEL  EN  PSYCHANALYSE

Entre épreuve et preuve

 

Elie Doumit

La psychanalyse est une histoire de parole.

Mais pas n’importe quelle parole et pas n’importe quelle histoire. En reprenant très rigoureusement et très pédagogiquement les grandes articulations de l’enseignement de Lacan, Élie Doumit déplie patiemment les enjeux de cette histoire et de cette parole, non sans y rencontrer l’impossible et ainsi y laisser entrevoir, par la lettre, ce que serait l’épreuve et la preuve du Réel.

Ces leçons éclaircissent les grandes lignes de la psychanalyse lacanienne tout en laissant aussi la place pour ce qui reste inévitablement dans l’ombre. Les grandes questions résonnent dans la perspective les unes des autres. Ces résonnances multiples invitent le lecteur à entrer de façon très vivante dans l’histoire de la parole en psychanalyse.

Une excellente introduction à la théorie et à la pratique lacaniennes qui nourrira tant le débutant que le praticien confirmé.